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Synthèse et enjeux


Comme tout territoire, le Morbihan est exposé à des risques variés. Les plus importants concernent les risques naturels : inondations, les feux de forêt et les tempêtes. Les enjeux sont nombreux, ils concernent aussi bien les hommes, les activités, les biens et l’environnement (modifications du paysage, destruction des milieux naturels ou pollutions par exemple).

*   Synthèse des risques naturels

*   Synthèse des risques technologiques

Pour exemple, les crues de l’hiver 2000-2001 ont sinistré 149 communes, ont entraîné l’évacuation de 216 personnes et 72 axes routiers ont été coupé. Les dommages ont été de l’ordre de 25 millions d’euros.

Par ailleurs, le Morbihan est le premier département français à bénéficier d’une réparation pour atteinte portée à l’environnement avec le naufrage de l’Erika. Le patrimoine naturel a été atteint avec 662 hectares souillés et environ 70 000 oiseaux se sont échoués sur les côtes françaises. Les dommages économiques sont quant à eux difficiles à quantifier car ils incluent le nettoyage mais aussi les impacts sur de nombreuses activités humaines (tourisme, pêche).

Certains facteurs, sans être considérés directement comme des risques majeurs, vont faire varier l’aléa et/ou la vulnérabilité : 

 

Le climat

 
Les phénomènes météorologiques

Le climat peut également intervenir plus directement au niveau local. Des conditions météorologiques particulières vont pouvoir modifier les aléas. C’est le cas notamment des épisodes de sécheresse qui vont augmenter le risque de feu et des fortes précipitations qui vont augmenter le risque d’inondations. Malgré le changement climatique global, il persiste de grandes incertitudes, et il n’existe aucune modification significative de la fréquence des événements extrêmes au niveau local.

L’élévation du niveau de la mer

Les observations faites au marégraphe du port de Brest ont montré une élévation du niveau de la mer comprise entre 2,6 et 3 mm/an depuis 30 ans, (Régnauld H. et al, 2006). Cette élévation peut être associée au réchauffement climatique global et pourrait augmenter les aléas de submersion marine et d’érosion côtière.

 

L’évolution des facteurs anthropiques

La gestion des milieux

La diminution des prairies au profit des grandes cultures, le drainage des terres agricoles, l’arrachage des haies et l’arasement des talus sont des pratiques qui augmentent l’aléa d’inondation. Les bocages peuvent quant à eux contribuer à réduire la vulnérabilité aux inondations car ils ont un rôle de tampon (écréteur de crues).

Le débroussaillement ou l’enfrichement vont faire varier le risque d’incendie.

L’urbanisation.

L’urbanisation a en tout premier lieu l’effet d’imperméabiliser les sols, et donc d’augmenter la vulnérabilité aux inondations. Les choix qui sont faits en terme d’aménagements du territoire sont susceptibles de faire varier le risque. En effet, l’urbanisation augmente la vulnérabilité. C’est particulièrement le cas avec l’urbanisation du littoral qui est soumis aux risques de submersion marine et d’érosion côtière. Par ailleurs, certains aménagements peuvent également augmenter l’aléa, ce serait le cas notamment d’un endiguement mal situé.

Les risques mixtes

Sur un territoire donné, la vulnérabilité peut être augmentée si deux risques sont associés. C’est par exemple le cas d’un site industriel dangereux qui serait construit sur un secteur en zone inondable.

Même si le département est relativement peu exposé par rapport à d’autres régions, de nombreuses communes sont concernées par des risques potentiels comme le montre le tableau suivant :

Tableau de synthèse

Source : BD Gaspar 2008

L’enjeu actuel est de diminuer les risques auxquels est exposé le territoire. Pour cela, différentes solutions sont à envisager (Cf. partie Prévention et gestion des risques) :

  • Prévoir l’aléa  en améliorant la connaissance (zonage, intensité, durée de retour …)
  • Diminuer l’aléa avec la maîtrise de l’aménagement du territoire, notamment grâce aux plans de prévention des risques (PPR) et l’entretien des ouvrages de protection.
  • Diminuer la vulnérabilité à chacune des étapes de la gestion du risque.

 


Activités humaines et pressions sur l'environnement :

 

ODEM - Observatoire Départemental de l'Environnement du Morbihan / Novembre 2008