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Historique

Daniel Bernoulli est le premier en 1738 à donner une définition scientifique du risque* dans Specimen theoriae novae de mensura sortis :
« le risque est l’espérance mathématique d’une fonction de probabilité d’événements ».
Plus simplement, il s’agit de la valeur moyenne des conséquences d’événements affectés de leur probabilité. 
De nos jours, le risque est considéré comme le résultat de l’aléa et de la vulnérabilité.

Daniel bernoulli

Daniel Bernoulli

Les risques naturels

 
L’évolution du nombre d'événements très dommageables depuis le début du XXème siècle suggère une augmentation ces dernières décennies. Cette augmentation est principalement liée à une succession d’inondations qui ont particulièrement touché le Sud-Est de la France.

 Parmi les accidents qui ont le plus marqué l’histoire en France depuis un peu plus d'un siècle, on peut citer :

  • 1902 : Eruption volcanique à la Montagne Pelée (Martinique,) : 28 000 morts
  • 1999 (26 déc) : Tempête généralisée à l’ensemble du pays : 88 morts et 500 000 ha de forêts détruits
  • 2003 (été) : canicule en Europe, 27 000 morts dont 15 000 en France.

 
Depuis 1990, les dommages engendrés par les catastrophes naturelles ont augmenté car la valeur des biens exposés (habitats, infrastructures de transport, réseaux aériens d'électricité, etc.) et leur vulnérabilité sont croissantes.

 Au niveau international, parmi les événements récents on peut citer pour ces dernières années :

  • 1999 : Séisme en Turquie de magnitude 7,8 : 15 000 morts et 30 000 blessés
  • 2004 : Tsunami en Asie : 220 000 morts et un million de réfugiés
  • 2005 : Ouragan Katrina aux Etats-Unis : 125 milliards de dollars de dégâts.

 

Les risques technologiques

 
Contrairement aux risques naturels, les risques technologiques n’ont pas toujours existé. Ils sont le résultat de l’activité humaine. En effet, l’aléa de cette catégorie de risques est apparu avec les progrès technologiques.

Le risque représenté par la poudre et les munitions fut le premier identifié. En 1645, le tiers de la ville de Boston (USA) fut détruit par une explosion de ce type. L'explosion de la poudrerie de Grenelle en 1794 a causé la mort de plus de 1 000 personnes. Les modes de production actuels (comme l'énergie nucléaire) tendent à faire augmenter la dangerosité avec les nouvelles technologies.

 Parmi les accidents qui ont le plus marquer l’histoire, on peut citer par exemple :

  • Seveso (Italie, 1976) : explosion d'un réacteur chimique produisant des herbicides a causé un rejet de dioxines dans l'atmosphère. Aucun décès direct recensé à ce jour, mais les dégâts écologiques ont été importants.
  • Bhopal (Inde, 1984) : nuage toxique : 3000 morts et plusieurs milliers de personnes intoxiquées (par de l'isocyanate de méthyle) ;
  • Mexico (Mexique, 1984) : explosion dans un centre de stockage de gaz de pétrole liquéfié : 500 morts, 7000 blessés, 200 000 personnes évacuées ;
  •  Tchernobyl (Ukraine, 1986) : explosion d’un des réacteurs nucléaires : 31 morts (directs), et des morts et des conséquences sanitaires à moyen terme bien plus conséquentes, mais difficilement chiffrables ;
  • Toulouse (France, 2001) : explosion de l’usine AZF : 30 morts, des centaines de blessés et des milliers de sinistrés.

 
Pour en savoir plus sur l’histoire des risques technologiques

 

La mémoire des événements catastrophiques

 
Les événements catastrophiques les plus marquants dans le Morbihan ont été liés aux risques naturels. Les marées noires, risques industriels de type "transport de marchandises dangereuses" ont particulièrement marqué les esprits.

Les événements les plus marquants sont aujourd'hui souvent ceux qui sont le plus médiatisés ou ceux qui sont proches de chez soi.

 


Données de cadrage :

 

 

ODEM - Observatoire Départemental de l'Environnement du Morbihan / Novembre 2008