Les actions menées à différentes échelles
Contexte international
Depuis les années 1990, on assiste à une forte augmentation des catastrophes naturelles d'origine climatique dans le monde (inondations, cyclones, sécheresses) notamment dans les pays du Sud. Plus de 200 millions de personnes par an ont été touchées par des fléaux naturels ou des accidents technologiques depuis 1990. Face à ce constat, les Nations unies ont renforcé les actions de prévention au plan international et mis en place des instruments internationaux destinés à protéger les populations et l'environnement. Les Nations Unies s’emploient d’une part à secourir au plus vite les victimes, et d’autre part, à rechercher des stratégies pour prévenir les situations d'urgence. La Décennie internationale pour la prévention des catastrophes naturelles, qui a couvert les années 1990-2000, correspond à une réflexion et à une mobilisation de la communauté internationale en matière de prévention et de réduction des risques naturels. L'ONU a décidé de prolonger la décennie en lançant en 2000 la Stratégie internationale pour la réduction des catastrophes (ISDR, International Strategy for Disaster Reduction).
Au sein du PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement), le Bureau pour la prévention des crises et du relèvement a pour mission la prévention et le suivi des pays touchés par les catastrophes naturelles ou les conflits armés. Le PNUD est un acteur clé dans l'application de la Stratégie internationale pour la réduction des catastrophes naturelles. Il mène également une réflexion de fond sur la relation entre catastrophes naturelles et développement. Un rapport du PNUD publié en novembre 2004, La réduction des risques de catastrophes : un défi pour le développement analyse le double défi posé au développement par les catastrophes naturelles : anéantissement du développement par les catastrophes d'une part, nouveaux risques de catastrophes générés par le développement d'autre part. Le PNUD préconise que la planification du développement incorpore de manière systématique le risque de catastrophe.
Dans l'urgence, ce sont fréquemment les ONG qui prennent l'initiative, réagissant plus rapidement que les gouvernements et les institutions internationales. De même, la mise en œuvre des projets d'assistance est souvent déléguée aux ONG.
La Croix-Rouge internationale a fait de la prévention des catastrophes une de ses priorités d'action, à travers sa Stratégie 2010 et le Mandat de Genève sur la prévention des catastrophes, adopté le 9 juillet 1999 : «Nous adopterons et mettrons en œuvre des politiques aux niveaux international, régional, sub-régional, national et local pour tenter de réduire la vulnérabilité de nos sociétés aux risques tant naturels que technologiques, à travers des approches proactives plutôt que réactives. Ces mesures auront pour objectifs essentiels de promouvoir des communautés résistant aux catastrophes et de protéger les gens contre ces phénomènes. Elles contribueront en outre à la sauvegarde de nos ressources naturelles et économiques, de notre bien-être social et de nos moyens d'existence».
A ce jour, en dehors du Mouvement Croix-Rouge, quelques ONG anglo-saxonnes sont investies dans des programmes spécifiques de prévention des catastrophes (OXFAM, CARE, Handicap International, Save The Children). Elles investissent dans les activités traditionnelles de la prévention mais s'attachent aussi à financer la mise en œuvre d'outils performants basés sur la technologie informatique ou spatiale, capables de répondre à la réduction des risques.
Contexte européen
Le Conseil de l'Europe, qui regroupe 45 pays d'Europe occidentale et orientale y compris la Russie, a mis en place dès 1987 une politique de prévention des risques, en créant l'Accord Ouvert partiel EUR-OPA Risques Majeurs. Cet accord inter-gouvernemental est une plate-forme de coopération dans le domaine des risques naturels et technologiques majeurs entre les pays d'Europe centrale et orientale, les pays du Sud de la Méditerranée et les autres pays d'Europe de l'Ouest. Il a pour objet essentiel de développer dans une démarche concertée la prévention des risques et la gestion des crises d'origines naturelle et technologique.
Pour en savoir plus sur l’accord EUR-OPA
L'Union européenne a dû affronter sur son sol la
question des risques naturels à la suite, notamment, des inondations qui ont
touché l'Europe centrale au cours de l'été en 2002.
Cette catastrophe a conduit l'Union européenne à créer un Fonds
de solidarité européenne (FSUE) afin de venir en
aide aux pays sinistrés, qui a été mis en place fin 2002, et dont ont bénéficié
notamment l'Allemagne, la République tchèque et l'Autriche, ainsi que la France
à la suite des inondations du Gard de septembre 2002.
Pour en savoir plus sur le FSUE
A la demande du Parlement européen, la Commission
s'est engagée dans la définition d'une politique européenne de prévention, de
préparation et de réponse aux risques naturels et industriels prenant en compte
l'intégration en 2004 de nouveaux pays membres. Cela devrait permettre d'agir au
delà des mécanismes existants en matière de protection civile.
Contexte national
Face à une vulnérabilité
grandissante des biens, hommes et environnement et aux aléas climatiques plus
fréquents, l’Etat a mis en place de nombreuses actions pour prévenir les
risques et intervenir efficacement dans le cas de catastrophes.
La prévention regroupe l’ensemble des dispositions à mettre en œuvre pour réduire l’impact d’un phénomène naturel ou anthropique prévisible sur les personnes, les biens et l’environnement. Cette réponse s’inscrit dans une logique de développement durable puisqu’elle tente de réduire les conséquences économiques, sociales et environnementales d’éventuels épisodes catastrophiques. La prévention s’articule autour de plusieurs grands axes :
- La connaissance du risque
- L’information préventive et l’éducation
- La maîtrise de l’urbanisation
- La mitigation (réduction de la vulnérabilité)
- L’organisation des secours (surveillance, gestion de crise et post-crise)
La prévention et la gestion des risques font partie d’une politique pour laquelle tous les acteurs ont un rôle complémentaire. Les collectivités autant que l’Etat ont une responsabilité partagée, notamment dans l’organisation des secours.
Le Ministère de l’écologie et du
développement durable est chargé de la prévention des risques naturels. Cette politique consiste à la fois à améliorer la
connaissance des risques, à organiser leur surveillance, à en informer la
population, à faire adopter les réglementations nécessaires et notamment les
plans de prévention des risques, à promouvoir et à aider les mesures de
réduction de la vulnérabilité, et enfin à généraliser le retour d’expérience
sur les catastrophes.
Information des populations
Article L.125-2 du Code de l'Environnement
« Les citoyens ont droit à une information sur les risques majeurs
auxquels ils sont soumis dans certaines zones du territoire et sur les mesures
de sauvegarde qui les concernent.
Ce droit s'applique aux risques technologiques et aux risques naturels
prévisibles. »
Contexte breton
Au niveau régional, ce sont la DREAL qui est en charge de la prévention des risques naturels et technologiques.
Réponses apportées :
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