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Contexte

Contexte international

 
Les risques sont le résultat de l’aléa et de la vulnérabilité. La vulnérabilité peut concerner les humains, les biens ou l’environnement. 

Dans le monde, on dénombre 12 types de risques majeurs répartis en deux catégories : les risques naturels et les risques technologiques (Source : http://www.prim.net). 
 

Les risques naturels :

>         Le risque d’inondation

>         Le risque sismique

>         Le risque volcanique

>         Le risque mouvements de terrain

>         Le risque avalanche

>         Le risque feu de forêt

>         Le risque cyclonique

>         Le risque tempête

 

Les risques technologiques :

>        Le risque nucléaire

>        Le risque industriel

>        Le risque de transport de matières dangereuses

>        Le risque de rupture de barrage

En ce qui concerne les dommages des risques naturels, à l’échelle internationale, on observe une opposition majeure entre les pays du Tiers Monde, qui comptent un plus grand nombre de victimes, et les pays développés où les préjudices humains sont moins importants, mais les dommages économiques élevés. L’enjeu prioritaire au niveau international est donc aujourd’hui de prévenir et réduire les risques naturels qui touchent l'ensemble de la planète. Cependant, la diminution des risques technologiques reste également un enjeu important.

 

Contexte européen

 
Au niveau européen, la France est l’un des pays les plus souvent touchés par les catastrophes naturelles. Ces conclusions sont possibles grâce aux données de la base Cred. Cette base recense les événements qui ont suivant les cas : causé plus de 9 morts, touché plus de 99 personnes, fait l’objet d’une déclaration d’état d’urgence ou d’un appel à l’aide internationale.

 Source : EM-DAT : the OFDA/Cred International Disaster Database

A la vue des résultats, il semble que l’Ouest de l’Europe soit plus exposé au risque de tempête, que le Sud soit plus exposé aux feux de forêts.

Depuis la fin des années 1990, le nombre d’événements catastrophiques d’origine naturelle a sensiblement augmenté, notamment à cause de l’augmentation des aléas climatiques (sécheresses, tempêtes...).

Evénements impliquant des catastrophes naturelles et nombre de victimes correspondant en Europe entre 1980 et 2000

Graphique : catastrophes naturelles, nombre de victimes.

Extrait de : L'environnement en Europe: troisième évaluation, 24 avril 2003

(résumé du rapport de l’agence européenne de l’environnement))

Contexte national

 
Une grande partie de la population française est potentiellement exposée aux risques majeurs.

 

Nature du risque

Pourcentage des communes françaises exposées

Risque d’inondation

43%

Risque de mouvements de terrain

15 à 20 %

Risque de séisme

15 à 20 %

Risque de feux de forêts

15 à 20 %

Risque de rupture de barrage

7%

Risque industriel

5%

 

La densité de population dans les secteurs exposés est souvent plus forte. En effet, ces territoires sont souvent attractifs (tourisme et dynamisme économique sur les côtes exposées au risque de tempête ...). Par exemple, pour le risque d’inondation, ¾ de la population française est exposé alors que seulement 43 % des communes françaises ont un risque d’inondation connu.

De plus, de part sa superficie, sa géologie, son climat, la France est l’un des territoires européens les plus touchés par les catastrophes naturelles. Par exemple, l'important linéaire côtier expose particulièrement aux risques littoraux et aux tempêtes, ou bien encore, les massifs montagnards exposent au risque d'avalanche.

 

Contexte breton

 
Pour les risques naturels, 381 communes bretonnes dont concernées par le risque inondation, 146 par le feu de forêts et 77 par le risque de mouvement de terrain principalement lié à l’évolution du trait de côte en 2007.

Concernant, les risques technologiques et notamment industriels, on dénombrait en 2007, 38 établissements classés Seveso (4% du national), 18 stockages d'hydrocarbures, 10 d'engrais ou produits phytosanitaires, 4 d'explosifs et 6 "autres" (chimie, parachimie...).  La région Bretagne regroupe 20 % des installations classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE) avec 11000 installations soumises à autorisations (dont plus de 9000 sont des élevages) et 21000 installations soumises à déclarations. Pourtant, la Bretagne est peu exposée car elle n'accueille pas de vastes complexes industriels à risques.

         Source : Bretagne Environnement (les chiffres clés 2008)

Dans le Morbihan, les deux grands types de risques majeurs sont présents. D’une part, le département est soumis aux risques naturels du fait de ses caractéristiques physiques, et d’autre part, il est soumis aux risques technologiques d’origine anthropique.  Ces risques sont :

  • naturels : mouvements de terrain, inondations, séismes, feux de forêts, tempêtes.
  • technologiques : industriel, rupture de barrage, transports de matières dangereuses.

 Toutes les communes du Morbihan sont exposées à au moins un de ces risques.


Activités humaines et pressions sur l'environnement :

 

ODEM - Observatoire Départemental de l'Environnement du Morbihan / Novembre 2008