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Historique de la forêt dans le Morbihan

Des analyses de pollens conservés dans les tourbières ont montré qu’il y a 5000 ans, avant la sédentarisation de l’homme, le Morbihan, comme la Bretagne, était presque entièrement recouvert de forêts. Le développement des pratiques agraires et l’essor démographique ont entraîné une rapide régression des surfaces boisées au cours des siècles (COLLECTIF, 1995 ; VISSET & al., 1996 ; COLOMBET & al., 1996 ; MARGUERIE & al., 2003). Au milieu du XIXème siècle (1862) la forêt morbihannaise ne couvre plus que 5,2% du territoire (ANONYME, 1999). Depuis, la surface forestière n’a cessé de croître pour être multipliée par trois en moins de 150 ans et atteindre 16,6% en 2003. Cette croissance observée depuis plus d’un siècle apparaît très élevée pendant la deuxième moitié du XXéme siècle ; elle semble cependant s’essouffler depuis 1992.

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Descripteur à afficherL'évolution de la surface boisée dans le Morbihan depuis 1860

Historique de la forêt dans le Morbihan Historique de la forêt dans le Morbihan

 

Depuis 150 ans, l’extension des surfaces forestières est significative dans toute la France métropolitaine comme dans la plupart des pays européens. Elle accompagne, entre autre, la diminution des besoins en surfaces pour la production alimentaire au XIXème et au XXème siècle, conséquence de l’augmentation des rendements agricoles. Cette croissance de la surface forestière est néanmoins plus significative en Bretagne et dans le Morbihan où le taux de boisement a été multiplié par trois pendant cette période pour une augmentation nationale moyenne de 65 %.

Parallèlement aux étapes successives de défrichement et de boisement, et à l’évolution des fonctions de la forêt, de nouvelles espèces ont été introduites afin de favoriser la production de bois ou de fruits : le châtaignier (Castanea sativa) à l’époque Gallo-romaine puis le pin maritime (Pinus pinaster) au XVIème siècle ou encore le pin sylvestre (Pinus sylvestris) au XVIIIème. Ces essences résineuses, fortement implantées dans le département, ont été utilisées pour le boisement de landes ou de dunes, notamment au début du XIXème siècle. Plus récemment certaines essences, introduites à des fins ornementales, se sont fortement développées ; c'est par exemple le cas du Douglas vert (Pseudotsuga menziesii) ou de l'Epicea de Sitka (Picea sitchensis), introduits au XIXème. Parmi les essences résineuses actuellement présentes dans le département, seuls l'If (Taxus baccata) et le Genévrier (Juniperus communis) peuvent effectivement être considérés comme spontanés en Bretagne (O'MAHONY & al., 1999 ; COLOMBET & al., 1996 ; COLLECTIF, 1995 et ANONYME, nd)

 

 

ODEM - Observatoire Départemental de l'Environnement du Morbihan / Juin 2005