Synthèse et enjeux / la maîtrise de l'énergie
Au cours du siècle dernier, la température moyenne a augmenté d'environ 0,6°C, et en Europe de plus de 0,9°C. Les années 90 ont ainsi été la décennie la plus chaude depuis 1861, année à partir de laquelle les températures ont commencé à être mesurées.
Selon la NASA, 2005 a été l'année la plus chaude jamais enregistrée, suivie de 1998, 2002, 2003 et 2004.
Début 2007, le GIEC (Groupe d'experts Intergourvernemental sur l'Evolution du Climat), qui rassemble des experts du monde entier, a évalué (rapport d'évaluation du groupe de travail I) l'augmentation vraisemblable de la température moyenne à la surface du globe de 2 à 4,5°C d'ici à 2100.
Si rien n'est fait pour limiter ces changements, nous aurons alors à faire face à une catastrophique crise environnementale, sociale et économique. Entre autres impacts, on peut citer :
- une multiplication des évènements météorologiques extraordinaires : tempêtes, inondations, ouragans...
- des changements dans les ressources en eau de nombreuses régions,
- des sécheresses plus intenses et plus fréquentes,
- une extinction massive des espèces,
- une augmentation du niveau de la mer
- etc...
Pour plus d'informations : site internet du GIEC
A l'origine de plus de 75% des émissions de gaz à effet de serre, l'utilisation des énergies fossiles se trouve au coeur du problème. Afin de réaliser les objectifs que nous nous sommes fixés en matière de lutte contre le changement climatique (voir Contexte - Réponses), il faudra transformer radicalement les modèles de comportement de nos sociétés pour consommer moins d'énergie. Les producteurs devront être encouragés à développer des produits et techniques plus économes en énergie, tandis que les consommateurs auront besoin de mesures les incitant à acheter ces produits et à les utiliser de manière plus rationnelle.
Source : portail internet de l'Union Européenne
L'Etat français a ainsi mis en place des aides incitatives aux économies d"énergie.
| Aides | Particuliers | Entreprises | Collectivités locales |
| Crédit d'impôts en faveur des énergies renouvelables et des économies d'énergie | X | ||
| Amortissement exceptionnel pour les investissements destinés à économiser l'énergie | X | ||
| TVA à taux réduit pour les travaux d'amélioration, de transformation, d'aménagement ou d'entretien des locaux à usage d'habitation de plus de 2 ans | X | ||
| Certificats d'économies d'énergie | X | X | X |
| Aides à la cogénération | X | ||
| Aide aux véhicules électriques, au gaz naturel et GPL | X | X | X |
| Financement des investissements d'économie d'énergie par crédit-bail | X | X | X |
Pour plus d'informations se reporter au site internet du Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie (MINEFI), espace thématique Energie.
Outre la nécessiter de lutter contre le changement climatique, le département du Morbihan se doit de diversifier ses sources d'approvisionnement et de maîtriser sa consommation énergétique. En effet, avec une production d'électricité qui couvre moins de 1% de ses besoins énergétiques, le Morbihan demeure dépendant et peu performant du point de vue énergétique. Sa vulnérabilité, et plus généralement celle de la Bretagne, pourrait avoir des répercussions négatives sur leur attractivité en raison de l'impossibilité de garantir une alimentation électrique stable.
La maîtrise de l'énergie dans le secteur résidentiel
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L'étude de programmation énergétique menée sur la Bretagne en 2005 à la demande de la région considère que le potentiel d'économies d'énergie dans le secteur résidentiel s'élève à 39% d'ici 2020 (ICE, GREEN et ADEME : Anonyme, 2005c). L'essentiel de ces économies concerne des mesures de réhabilitation thermique des bâtiments et la maîtrise des usages spécifiques de l'électricité : utilisation des appareils électroménagers et audiovisuels, éclairage... |
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Afin de proposer au grand public une information gratuite et objective sur les économies d"énergie, l'ADEME a mis en place depuis 2001 un réseau d'information et de conseil : les Points Info Energie. Dans le département, l'Espace Info Energie de Lorient propose ainsi des informations sur : |
- le choix et le coût des énergies,
- le chauffage, l'isolation thermique des bâtiments,
- le choix des matériaux,
- les gestes simples pour réaliser des économies,
- les aides financières....
Pour plus d'informations (coordonnées, horaires...) : site internet de l'ADEME Bretagne
Nous pouvons réduire l'impact sur l’environnement de nos activités avec des gestes simples à mettre en oeuvre au quotidien.
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A la maison, il est possible de :
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A l'extérieur :
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Pour plus d'informations et d'autres gestes simples à mettre en oeuvre au quotidien : Défi pour la terre
Maîtrise de l'énergie dans le tertiaire et les collectivités locales
On considère que la consommation totale du patrimoine géré par les communes de métropole s'élevait à 29,8 milliards de kWh d'énergie finale en 2000 (toute tailles de communes confondues). Cela représente une charge financière de 1,85 milliard d'euros, c'est-à-dire environ 4% du budget de fonctionnement des communes.
Source : ADEME Bretagne
| Population de la commune | kWh / Habitant | € / Habitant |
| 500 à 1 999 | 374 | 25,9 |
| 2 000 à 9 999 | 538 | 32,8 |
| 10 000 à 49 999 | 602 | 35,2 |
| 50 000 et plus | 515 | 30,2 |
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Le patrimoine bâti représente ainsi le premier poste de consommation énergétique des communes, avec par ordre d'importance :
L'éclairage public et les feux tricolores constituent, après le patrimoine bâti, le second grand poste de consommation énergétique et le premier pour l'électricité. Pourtant, on estime entre 10 et 20% minimum les économies d'énergie pouvant être réalisées sur le patrimoine des communes. Pour cela des solutions concrètes doivent être mises en oeuvre :
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L'ADEME s'attache à mettre en place des opérations de maîtrise de l'énergie auprès des collectivités. Elle propose notamment un service de conseil sur la maîtrise des consommations d'énergie pour les communes de moins de 10 000 habitants : le "Conseil en Energie Partagé".
Source : ADEME Bretagne
Maîtrise de l'énergie dans l'industrie
Au delà de l'application de la réglementation en vigueur, la mise en place d'actions de maîtrise de l'énergie constitue, sur le plan économique et social, un facteur déterminant de la compétitivité d'une entreprise.
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D'après l'Etude de programmation énergétique régionale, le potentiel d'économies d'énergie dans le secteur industriel breton s'élève à 6% d'ici 2020 (ICE, GREEN et ADEME : Anonyme, 2005c).
La réalisation d'un diagnostic énergétique (étude approfondie des différents postes de consommation) permet d'identifier les gisements d'économies réalisables et les actions et investissements à mettre en oeuvre. Il s'agit donc d'une étape préalable indispensable pour mettre en place des actions efficaces et rentables pour lesquelles l'entreprise peut bénéficier d'aides financières. Ainsi, l'ADEME propose des aides financières pour la définition et la conduite de projets liés à l'utilisation rationnelle de l'énergie. |
Répartition de la consommation d'énergie finale dans l'industrie en Bretagne (données 2003)
![]() DRIRE Bretagne (Anonyme, 2005b)
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Pour plus d'informations : site internet de l'ADEME
L'intensité énergétique
L'indicateur généralement utilisé pour mesurer la capacité d'un pays ou d'un secteur d'activité à utiliser rationnellement l'énergie est l'intensité énergétique : c'est-à-dire le rapport entre la consommation primaire d'énergie et le produit intérieur brut marchand en volume. L'intensité énergétique désigne donc la capacité de notre économie à limiter sa consommation d'énergie par unité de valeur ajoutée.

De 1973 à 1982, l'intensité énergétique a fortement décru à un rythme moyen de -1,7% chaque année. On a assisté ensuite, de 1990 à 1993 à une augmentation sensible de l'intensité énergétique de presque 1% par an. Ce phénomène s'explique par l'effet du contre choc pétrolier et le ralentissement de la croissance. Depuis 1996, une nouvelle tendance se dessine avec une amélioration moyenne annuelle de -1,2% entre 1995 et 2005.
Mais cette diminution globale cache de grandes disparités par secteur. Ainsi l'intensité énergétique dans le secteur des transports n'a pas cessé de croître depuis les années 70 tandis que l'industrie a vu son intensité énergétique diminuer de 62% entre 1970 et 2004. Le secteur du résidentiel-tertiaire est resté, quant à lui, relativement stable.
Au niveau mondial, l'intensité énergétique diminue globalement d'environ 1% par an. Mais cette amélioration n'est pas liée à une meilleure efficacité énergétique, la consommation énergétique progresse en fait, plus rapidement que l'activité économique.
D'après les études prospectives de l'Agence Internationale de l'Energie, si les politiques en vigueur aujourd'hui restaient inchangées, la demande mondiale d'énergie augmenterait de 65% et les émissions de CO2 d'au moins 70% d'ici 2020. Le développement d'une économie mondiale efficace en énergie est donc un défi majeur.
Source : Observatoire de l'Energie
Réponses apportées :
- Aller à : Contexte
- Aller à : Les énergies renouvelables dans le Morbihan
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