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Par toutes ses actions, l’homme laisse son empreinte sur l’environnement : constructions, transports, exploitation des ressources, production de déchets, consommation d’énergie… (Cf. chapitres de la partie : “Activités humaines et pressions sur l’environnement”). Il est de ce fait indispensable d’adopter une approche transversale de l’ensemble de ces problématiques pour réduire les impacts sur l’environnement et préserver le patrimoine morbihannais.

Alors que le concept de développement durable est apparu en 1987 avec le rapport Brundland de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement, c’est avec la déclaration de Rio en 1992 qu’il a réellement émergé.
Schéma de l’approche transversale du développement durable

Figure 1 : Schéma de l’approche transversale du développement durable

Ce concept vaste peut faire l’objet d’interprétations très différentes. La notion de durabilité peut notamment signifier d’une part la solidarité dans le temps (intergénérationnelle) et dans l’espace, et d’autre part la transversalité (Institut de Formation de l’Environnement, 2008). Cette transversalité touche à la fois les domaines de l’économie, du social, de l’environnement et de la gouvernance (Cf. Figure 1). Aujourd’hui, différentes approches du développement durable coexistent, mais le concept est en train de se généraliser au niveau mondial. Par exemple, le Conseil européen de Göteborg (Suède) a approuvé la Stratégie Européenne du Développement Durable (SEDD) en 2001 (renouvelée en 2006).

Les orientations au niveau national et au niveau régional

En signant la déclaration de Rio en 1992, la France adoptait le programme “Actions” orienté vers le développement durable, dont les principales fonctions sont la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, la production de biens et de services durables, la protection de l’environnement. De nombreuses orientations ont ensuite été formalisées au niveau national et régional sous forme de stratégie et de plans (Cf. Tableau 1). En particulier, la France a adopté en 2003 sa Stratégie Nationale du Développement Durable (SNDD) qui repose sur cinq finalités essentielles :
  • la lutte contre le changement climatique,
  • la préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources,
  • la cohésion sociale et la solidarité entre les territoires et les générations,
  • l’épanouissement de tous les êtres humains,
  • une dynamique de développement suivant des modes de production et de consommation responsables.

Tableau 1 : Principaux exemples des grandes orientations de développement durable au niveau national et leurs déclinaisons

Intitulé Description Déclinaisons au niveau régional
ou départemental
Stratégie
nationale du
développement
durable (SNDD)
2010-2013
Cadre de référence et d’orientation, la SNDD a également vocation à assurer la cohérence et la complémentarité des engagements de la France au plan national, européen et international.
Adoptée initialement en 2003, elle a été renouvelée le 27 juillet 2010.
La SNDD se structure autour de 9 défis clés. propose 12 indicateurs de développement durable.
La SNDD se décline au niveau régional en Projets d’Action Stratégique de l’Etat en Région (PASER). En Bretagne, le PASER 2004-2006 (non mis à jour depuis) a établi 5 priorités pour la région : cohésion sociale et territoriale, développement économique, reconquête de la qualité de l’eau, maintien du potentiel agricole breton et efficacité de l’Etat.
Schémas
des services
collectifs
(SSC)
Définis par la LOADDT, les SSC ont 3 objectifs : le développement solidaire de tous les territoires, la facilitation de la compétitivité économique et la maîtrise des risques et des enjeux  environnementaux. Au total, 9 schémas des services collectifs ont été prescrits, déclinant des orientations à long terme (2020) au niveau national. Chaque schéma a fait l’objet d’un document de cadrage élaboré nationalement puis de contributions régionales. En Bretagne, le schéma des services collectifs des espaces naturels et ruraux a été réalisé en 1999 (Hélias & al). Il identifie 5 fonctions essentielles des espaces. Dans le schéma des services collectifs de l’énergie, il est estimé que le potentiel éolien breton devrait atteindre 500 à 1000 MW avec le développement des perspectives offshore d’ici à 2020.
Profils
environnementaux
territoriaux
Mis au point par la DIREN et l’ADEME, le profil environnemental territorial a été créé comme base méthodologique pour aider à intégrer l’environnement dans l’élaboration des projets de territoire et orienter la mise en oeuvre d’un programme d’actions. Il établit un diagnostic du territoire et propose de grandes orientations. Le profil environnemental régional de Bretagne a été actualisé en 2006 (Bosc & al., 2006). Six domaines y sont abordés : biodiversité et milieu naturel, pollution, ressources naturelles, risques et sécurité, cadre de vie, patrimoine naturel et culturel. Ces six domaines sont accompagnés de deux axes transversaux : mer et littoral et développement durable. Les 21 pays de Bretagne ont également fait l’objet de profils environnementaux en 2003.
Plan Climat
2004-2012
Elaboré en 2004, c’est le plan d’actions du gouvernement pour faire face au changement climatique. Il contient près de 60 mesures dans de nombreux secteurs d’activités, comme par exemple les transports, l’habitat et l’industrie (Cf. chapitre : “La lutte contre la pollution atmosphérique et le changement climatique”). Le Plan Climat incite les collectivités à s’investir dans des Plans Climats Territoriaux (PCT). A ce jour dans le Morbihan, seul le Pays de Lorient intègre un PCT à son Agenda 21, mais d'autres territoires mènent également des réflexions à ce sujet, en particulier le Conseil général du Morbihan  (Cf. chapitre : “La lutte contre la pollution atmosphérique et le changement climatique”).
Plan National
Santé Environnement
(PNSE)
2009-2013
Ce plan a pour objet la prévention des risques sanitaires liés à l’environnement. Le plan santé environnement propose des actions ayant pour objectifs prioritaires : améliorer la qualité des milieux, protéger la santé et l’environnementdes personnes vulnérables, gérer les inégalités d’exposition géographique. Un programme régional santé environnement est élaboré tous les 5 ans. Le PRSE Bretagne 2005-2008 comporte 73 actions pour répondre aux objectifs nationaux auxquels s’ajoutent 3 objectifs régionaux : diminuer la mortalité prématurée, réduire les inégalités de santé et améliorer la qualité de vie.
Le nouveau PRSE Bretagne 2011-2015 est en cours de finalisation.
www.bretagne.sante.gouv.fr
La loi Grenelle 1 n° 2009-967 du 3 août 2009 a modifié l’article L 110 du code de l’urbanisme. Ce nouveau texte renforce le rôle des collectivités publiques dans le développement durable en les reconnaissant comme gestionnaires et garants des espaces du territoire. Elles se doivent d’harmoniser leurs actions et de prendre en compte notamment la gestion économe des sols, la conservation de la biodiversité, la réduction de l’émission des gaz à effet de serre et de la consommation d’énergie.

Outre les orientations au niveau national et régional, des associations qui encouragent les démarches en faveur du développement durable sont apparues.
C’est le cas par exemple de BRUDED (Bretagne Rurale et rUrbaine pour un DEveloppement Durable). Partenaire de l’ADEME et de la Région Bretagne, cette association loi 1901 à l’échelle de la Bretagne est un réseau de partage d’expériences pour les collectivités bretonnes qui s’engagent dans des réalisations concrètes de développement durable et solidaire : éco-lotissement, éco-construction, Agenda 21, économie d’énergie, production d’énergie... Dans le Morbihan, 43 communes adhéraient à cette association fin 2010.

Les projets de territoire dans le Morbihan

Les grandes orientations au niveau national et régional poussent à la création de nouveaux projets de territoire. Ces projets de territoire visent à définir des orientations stratégiques et des programmes d’actions. Parmi ces projets, on retrouve les Agendas 21 locaux (à différentes échelles) et les chartes de Pays. La circulaire du 13 juillet 2006 visant à orienter les démarches des collectivités offre un cadre de référence pour les projets territoriaux de développement durable et les Agendas 21 locaux.

L’Agenda 21 est une déclinaison locale du programme d’actions pour le XXIème siècle, adopté par les pays signataires de la déclaration de Rio de Janeiro en 1992. Il engage les acteurs d’un territoire à se projeter dans l’avenir, à identifier les défis et à définir les grandes orientations de progrès.
Un Agenda 21 local peut-être mis en oeuvre à toute échelle, de la commune, au département et à la région, en passant par les différents niveaux d’intercommunalité, mais aussi à l’échelle d’un établissement scolaire ou d’une entreprise.
En adoptant la Stratégie Nationale de Développement Durable (SNDD) en 2003, la France a décidé de favoriser la mise en place des Agendas 21 locaux notamment sur les territoires ayant des compétences transversales.

Au niveau régional, la Bretagne a adopté son Agenda 21 en mai 2008.

L'Agenda 21 du Département du Morbihan

Le Conseil général du Morbihan possède déjà un pôle de compétence large dans les domaines suivants : eaux et milieux aquatiques, espaces naturels et randonnée, espaces ruraux avec notamment l’agriculture, déchets ménagers et assimilés, énergie, transport, aménagement du territoire…
Outre ses nombreuses compétences, le Conseil général du Morbihan a décidé de formaliser son engagement en faveur du développement durable en se dotant Agenda 21.
Initié en 2007, l'Agenda 21 du Conseil général du Morbihan a été adopté le 30 novembre 2010.
S'appuyant sur les enjeux de territoire identifiés, et prenant en compte le cadre de référence national (défini dans la stratégie national du développement durable et rappelé dans la loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010), ce document s'articule autour de 16 défis (5 défis "guides" et 11 défis "thématiques").

Pour en savoir plus :

Les Agenda 21 locaux dans le Morbihan

Le Morbihan est également concerné par des Agendas 21 locaux à différentes échelles (Cf. Carte 1).

Au niveau intercommunal, les agendas 21 de CAP L’Orient, de la communauté d’agglomération du Pays de Vannes, de Pontivy Communauté et de la communauté de communes du pays de Questembert sont en cours d'élaboration en 2010.
Au niveau communal, 6 Agendas 21 sont approuvés en 2010 et les programmes d’actions correspondant en cours de mise en oeuvre (Allaire, Arradon, Guidel, Pluvigner, Saint-Nolff, Surzur, La Vraie Croix). D’autres communes morbihannaises ont initié des projets d’Agenda 21 (Cf. Carte 1).

Enfin de nombreuses collectivités en sont au stade de la réflexion et envisagent de lancer de telles démarches.

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Carte 1

Carte 1 : Projets de développement durable des collectivités territoriales dans le Morbihan - situation 2010

Les chartes et contrats de pays

La LOADDT stipule que les chartes de pays et les projets d’agglomération expriment un projet de développement durable à l’échelle d’un territoire selon les recommandations inscrites dans les Agendas 21 locaux du programme “Actions 21”.

Tous les pays du département du Morbihan (Cf. Carte 1 du chapitre “L’organisation administrative du territoire”) sont munis d’une charte de pays en tant que projet de territoire.
Ces chartes présentent les projets de développement durable des pays, qui peuvent avoir des priorités différentes. Elles ont été validées entre 2000 et 2003.

En décembre 2005, la Région adoptait une nouvelle politique territoriale fondée sur un développement solidaire de la Bretagne. La Région a souhaité que chaque pays élabore sa propre stratégie de développement. Elle a proposé l’approche transversale avec la mise en oeuvre effective des principes du développement durable. 
L’expression de cette politique s’est traduite par l’élaboration des “contrats de pays” des 21 pays bretons. 260 millions d’euros ont été affectés à l’ensemble de la réalisation de projets de développement des pays de Bretagne auxquels s’ajoute une enveloppe de 13 millions d’euros d’ingénierie pour les études. Les contrats ont été conclus pour 6 ans, de 2006-2012.

Pour en savoir plus :

La gestion intégrée des zones côtières

La DATAR (Délégation à l’Aménagement du Territoire et à l’Action Régionale) et le secrétariat général à la mer ont lancé en 2004 un appel à projets pour un développement équilibré des territoires littoraux par une Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC), telle qu’elle a été définie par la recommandation européenne “ GIZC” du 30 mai 2002.

Il s’agit avant tout d’une méthode de travail qui se base sur la coopération des acteurs de l’espace littoral, pouraboutir à un développement concerté et durable du territoire.
25 territoires en France se sont vus confier l’expérimentation de ce nouveau concept alliant développement durable et concertation. 5 de ces sites sont situés en Bretagne parmi lesquels deux se situent dans le Morbihan : la ria d’Etel et le pays de Lorient dans le Morbihan.

Pour en savoir plus :

Un autre territoire d’expérimentation concerne le littoral breton dans sa totalité. La Région Bretagne a établi un projet bien particulier : la charte des espaces côtiers bretons, projet d’avenir basé sur 7 enjeux. Cette charte prévoit 10 “chantiers phares” comme par exemple : “inscrire les activités maritimes et côtières dans une logique de développement durable”, “améliorer la préservation et la valorisation du patrimoine naturel”, “accélérer la restauration de la qualité des masses d’eau côtières”…

Pour en savoir plus :


Enfin, d’autres territoires morbihannais s’intéressent également à la GIZC. C’est le cas par exemple du syndicat mixte du Loc’h et du Sal et du syndicat d’aménagement du Golfe du Morbihan (à noter que le Golfe du Morbihan a déjà fait l’objet d’un Schéma de Mise en Valeur de la Mer -SMVM-).

Le projet de Parc Naturel Régional du Golfe du Morbihan

Un Parc Naturel Régional (PNR) est un territoire rural habité, reconnu au niveau national pour sa forte valeur patrimoniale et paysagère, qui s’organise autour d’un projet concerté de développement durable, fondé sur la protection et la valorisation de son patrimoine. Sa mission est particulièrement transversale.

Depuis 1999, le SIAGM (Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Golfe du Morbihan) qui regroupe l’ensemble des 38 communes de l’entité “Golfe du Morbihan”, s’investit pour la création du Parc Naturel Régional du Golfe du Morbihan. A ce jour, le périmètre du territoire est défini, un projet de charte a été élaboré et présenté devant le Conseil National de la Protection de la Nature en juillet 2009. Le projet a été soumis à enquête publique durant l'été 2010.
Le SIAGM souhaiterait également à terme faire reconnaître la charte du PNR comme un Agenda 21 local. En effet, un protocole entre le MEDAD et la Fédération des Parcs Naturels Régionaux daté du 5 octobre 2007 rend cette reconnaissance possible.

Pour en savoir plus :

Les outils de planification

Outre les projets de territoire, il existe également des outils de planification pour avoir une approche transversale de l’aménagement du territoire et faire appliquer les projets (Cf. chapitre : “Les outils de planification urbaine”). Parmi ces outils de planification, on retrouve :
  • les Plans Locaux d’Urbanisme (PLU) ;
  • les Schémas de COhérence Territorial (SCOT) ;
  • le Schéma de Mise en Valeur de la Mer du Golfe du Morbihan (SMVM) ;
  • les Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE)…

L'observation des territoires et l'évaluation

La connaissance du territoire a pour but de déterminer des enjeux environnementaux et des actions à mettre en place.
Les enjeux environnementaux du territoire sont sans cesse remis en question par les dynamiques naturelles des milieux et par les actions de l’homme. Il ne suffit donc pas de faire un état initial de l’environnement ; il faut également suivre, mesurer, surveiller des variations géographiques et temporelles des composantes de l'environnement.
Afin de mieux connaître notre environnement, des observatoires des territoires ont été créés depuis environ une vingtaine d’années.

Les observatoires des territoires

Les observatoires de l'environnement ont pour vocation d’aider à améliorer la connaissance et d’aider à la décision. Cependant le terme d’observatoire regroupe des formes très variées, soit par les thèmes considérés, soit par leur mode de fonctionnement et leur structuration (association, services des collectivités…), ou encore par leur échelle d’observation.

Ce sont les observatoires multi thématiques qui permettent une approche transversale. Par exemple au niveau européen, l’Agence Européenne pour l’Environnement (AEE) a pour mission de faire régulièrement un état de l’environnement.

Au niveau national, le service de l'observation et des statistiques (SOeS - IFEN), l’observatoire des territoires de la Délégation Interministérielle à l’Aménagement du territoire et à l'attractivité régionale (DATAR), l’INSEE et bien d’autres remplissent cette mission.
Au niveau régional, le groupement d’intérêt public Bretagne Environnement valorise les informations détenues par les différents acteurs.

Enfin, au niveau du Morbihan, l’ODEM a pour mission de décrire l’environnement, notamment par le biais du présent atlas. L'évaluation de l’état de l’environnement et des pressions qui sont exercées à différentes échelles permet de dégager des enjeux pour de nombreux acteurs et d'aider à trouver des réponses adaptées.

Les outils d'observation des territoires

Pour suivre l’évolution des territoires, les observatoires mettent en place des outils de suivi de l’environnement.

On distingue d’une part les batteries d’indicateurs et d’autre part les indices synthétiques (Cf. Tableau 2). Les batteries d’indicateurs ont 3 objectifs : elles permettent de disposer d’outils efficaces pour faire un état des lieux, elles permettent de suivre dans le temps les évolutions constatées au regard des objectifs poursuivis, et enfin elles permettent de partager ce diagnostic et ce suivi avec l’ensemble des acteurs d’un territoire.
Les indices synthétiques permettent quant à eux d’avoir une vision plus globale de la situation en regroupant plusieurs indicateurs. Ces indices ont bien évidemment tous leurs atouts et leurs limites.

De plus en plus, la mise en place d’indicateurs ou d’indices est prévue dans la mise en oeuvre des projets de territoire. C’est le cas par exemple du tableau de bord du SCOT de la communauté d’agglomération du pays de Vannes et du tableau de bord de l’Agenda 21 de la communauté d’agglomération du pays de Lorient.

Tableau 2 : Récapitulatif des principaux exemples d’outils d’observation et d’évaluation de l’environnement

Type d’outil Intitulé Description Déclinaison au niveau régional
ou départemental
Batteries  d’indicateurs Les
indicateurs
de la DATAR
L’observatoire des territoires de la DATAR propose une série de près d'une cinquantaine d’indicateurs territoriaux du développement durable.
Les indicateurs de la DATAR présentent également des résultats aux échelles départementales ou régionales. (www.territoires.gouv.fr)
Les 15
indicateurs phares
de la SNDD
15 indicateurs phares et 4 indicateurs de contexte économique et social constituent le coeur du tableau de bord retenu pour faciliter le suivi de la SNDD (CGDD-SOeS, 2010)
(www.developpement-durable.gouv.fr)
Les 10 indicateurs
clés du SOeS
Le SOeS porduit de nombreux indicateurs dont 10 "indicateurs clés de l’environnement en France” qui recouvrent les principaux thèmes environnementaux : déchets, eau, énergie, milieux naturels, risques, activités humaines… Depuis 1994, l’IFEN-SOeS a mis en place le programme EIDER (Ensemble Intégré de Descripteurs de l’Environnement Régional). Ce programme a permis de rassembler des données statistiques environnementales au niveau régional et départemental (www.stats.environnement.developpement-durable.gouv.fr)
Les baromètres Les baromètres peuvent se présenter sous forme de sondages pour juger de la perception des problématiques. C’est le cas par exemple du Baromètre de la nature dont les résultats sont issus d’une enquête Ifop, et du BIP40 (Baromètre des Inégalités et de la Pauvreté) qui mesure les inégalités et la pauvreté au niveau national. En Bretagne, le baromètre breton du développement durable et solidaire est proposé par le réseau “Cohérence”. (www.barometredudeveloppementdurable.org)
Indices L’empreinte
écologique
Elle mesure la pression qu’exerce l’homme sur son environnement. C’est un outil qui évalue la surface nécessaire à une population pour répondre à sa consommation de ressources et à ses besoins d’absorption de déchets. Cet indice est parfois décliné à des échelles infranationales. Il n’existe pas aujourd’hui de résultat pour la Bretagne ou pour le Morbihan.
L’indice de
développement
humain (IDH)
C’est la moyenne de trois indices normalisés de 0 à 1 : un indice de santé, un indice d’éducation et un indice de PIB/habitant. Cet indice du PNUD place la France au 14ème rang mondial en 2010. L’IDH a été adapté pour pouvoir territorialiser les résultats jusqu’à l’échelle municipale. L’IDH Adapté (IDH-2) est basé sur trois indicateurs : l’espérance de vie à la naissance, le pourcentage de la population adulte diplômée et les revenus fiscaux.
(www.observation-urbaine.certu.equipement.gouv.fr)
Le Bilan
Carbone®
Le Bilan Carbone® est un outil d’évaluation qui permet à toute activité industrielle ou tertiaire d’évaluer son impact “effet de serre” en établissant un bilan des quantités de Gaz à Effet de Serre (GES) émises pour assurer son fonctionnement. Le Bilan Carbone® peut être effectué par les collectivités, comme par exemple le Pays d’Auray qui a intégré le Bilan Carbone® en tant qu’indicateur à son SCOT (www.pays-auray.com). Il peut aussi être réalisé par des entreprises (ex : “France Gras” à Le Sourn).

Une nécessaire articulation entre les échelons territoriaux...

Qu’il s’appelle ou non Agenda 21 local, un projet territorial de développement durable est une démarche volontaire, menée à l’échelle d’un territoire souhaitant se doter d’un plan d’actions transversal.
Il nécessite 5 éléments essentiels :
  • la participation des acteurs
  • l’organisation du pilotage
  • la transversalité des démarches
  • l’évaluation
  • une stratégie d’amélioration continue.

De tels projets sont initiés à différents échelons territoriaux ; ainsi dans le Morbihan : Agenda 21 du Conseil général , chartes de pays, Agenda 21 locaux ou projets développés par certaines communes ou structures intercommunales…

La difficulté, avec la multiplication des orientations au niveau national et des projets de territoire dans le département, est d’obtenir une cohérence entre tous les programmes d’actions, dont l'ambition est par ailleurs très hétérogène.
Une certaine harmonisation des objectifs opérationnels, des moyens mobilisés et des indicateurs permettraient de mieux articuler les démarches mises en oeuvre aux différents échelons. Sur ce point, les outils d’observation semblent indispensables pour effectuer une veille permettant de mesurer les progrès et d’ajuster sans cesse les stratégies.

Enfin, beaucoup de thèmes sont transversaux et ne peuvent être traités à part : le climat, l’énergie, le tourisme… La responsabilité du développement durable ne doit pas reposer uniquement sur les démarches spécifiques initiées par les collectivités et par l’Etat.

Il est indispensable de considérer progressivement, pour chaque projet ou chaque action, leurs dimensions économiques, sociales et environnementales. C’est dans ce but par exemple que les critères définissant la réalisation des études et notices d’impacts ont été revus dans le code de l’environnement.

Sources et liens

  • ADEME, 2007. Bilan Carbone® Entreprises et collectivités. Guide méthodologique version 5.0.
  • Bosc P., Boullet V., Echaubard M., Le Corre M., Quilici S., Quod J.P., Roch., 2006. Profil environnemental régional de Bretagne. Préfecture de la Région Bretagne - Direction Régionale de l’Environnement. 116 p.
  • Brundland G.H., 1987. Notre avenir à tous. Rapport de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement de l’ONU. 349 p.
  • CGDD-SOeS, 2010. Les indicateurs de la stratégie nationale de développement durable 2010-2013. 44 p.
  • Conseil général du Morbihan, 2009. Les enjeux du territoire - Morbihan - état des lieux. 63 p.
  • Conseil général du Morbihan, 2010. La démarche Agenda 21 : des enjeux aux défis, des défis aux actions. 53 p.
  • Denhez F., 2007. Atlas du réchauffement climatique - Un risque majeur pour la planète. Edition Autrement - ADEME. 79 p.
  • Hélias A. & Le Jan A. (coord.), 1999. Schéma de services collectifs des espaces naturels et ruraux. Préfecture de la région Bretagne. 38 p.
  • Institut de formation de l’environnement, 2008, Conférence “Les indicateurs du développement durable”, MEDAD, Paris. 71 p. + annexes.

local.fr.eea.europa.eu

www.bretagne.ecologie.gouv.fr

www.bretagne-environnement.org

www.developpement-durable.gouv.fr

www.datar.gouv.fr

www.footprintnetwork.org

www.stats.environnement.developpement-durable.gouv.fr

www.morbihan.fr

www.agenda21.morbihan.fr

www.territoires.gouv.fr

www.undp.org/french